CARREFOUR DÉBOURSERAIT 1,25 MILLIARD DE DOLLARS POUR SEDMOÏ KONTINIENT
Selon le quotidien russe Kommersant, Carrefour négocierait le rachat de la chaîne russe de supermarchés Sedmoï Kontinent pour la somme de 1,25 milliard de dollars. Le journal indique détenir cette information d’un "haut responsable d’une banque d’investissement occidentale informé des négociations" et explique que le groupe français devrait faire son offre définitive le 15 mai, suite à un protocole d’accord signé en avril.
Publication Le blogauto.
Alors que la Russie vient d’annoncer une hausse des droits de douane pour l’importation de voitures à partir du 11 janvier prochain, le constructeur a informé lundi de sa décision de procéder à partir de janvier 2009 à l’assemblage de son 4×4 haut de gamme Touareg dans son usine russe près de Kalouga (à 150 km au sud-ouest de Moscou). Selon VW, les premiers Touareg assemblés en Russie et dotées de moteurs diesel de 174 et 240 CV seront mis en vente en avril. Pour rappel, la construction de véhicules dans l’usine VW de Kalouga a débuté à l’automne 2007. Actuellement, l’usine assemble des Jetta et des Passat, ainsi que des Skoda Octavia, Octavia Tour et Fabia. Cette annonce a lieu fort opportunément alors que les compagnies devront prochainement payer à l’entrée sur le territoire russe 30% de la valeur en douane des véhicules au lieu de 25%. L’objectif du gouvernement serait avant tout de protéger les constructeurs locaux, les usines russes mais également des sites de compagnies étrangères. Volskwagen a bien compris la leçon … La stratégie pourrait s’avérer payante pour VW. En cas de relance de la demande et d’assainissement du marché, la hausse des prix des équivalents étrangers pourrait conduire à une augmentation importante de la demande de véhicules étrangers produits en Russie. Sources : VW, Smart Money, Ria Novosti
Russie : le gouvernement prévoit une croissance de 3 à 3,5% en 2009
MOSCOU - Le ministère russe du Développement économique a annoncé dimanche prévoir une croissance de 3 à 3,5% l’année prochaine et a révisé à la baisse sa prévision pour cette année, a rapporté l’agence de presse russe Ria Novosti.
"La chute des cours du pétrole à 50 dollars ne crée pas de crise. L’économie russe va pouvoir afficher (en 2009) une croissance de 3,0-3,5% et partir en 2010 sur une tendance de 5%", a affirmé le vice-ministre Andreï Klepatch cité par l’agence.
En octobre, le ministre russe des Finances, Alexeï Koudrine avait dit s’attendre en 2009 à une croissance de "jusqu’à 5,7%".
M. Klepatch a révisé dimanche à entre 6,8 et 7,0% la prévision de croissance du Produit intérieur brut (PIB) pour 2008 contre une précédente prévision de 7,3%, a précisé Ria Novosti.
Le vice-ministre, qui se trouve à Vienne pour un forum économique russe, a par ailleurs réitéré la prévision de cours du pétrole nettement revue à la baisse le 12 novembre par le gouvernement : de 50 dollars le baril en 2009, 55 en 2010 et 60 en 2011, a rapporté Ria Novosti.
(©AFP / 30 novembre 2008 18h05)
Economie
REUTERS | 22.09.2008 | 10:07
PARIS (Reuters) - Carrefour annonce la signature de son programme d’investissement d’environ 100 millions de dollars dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.
Aux termes de ce programme, qui s’étalera sur cinq ans, Carrefour ouvrira plusieurs hypermarchés ou d’autres formats de magasins dans la région.
Le premier hypermarché sera situé dans la ville même de Krasnodar. L’ouverture du magasin, d’une surface d’environ 14.000 m2, est prévue pour le début 2009.
Pascale Denis

Publication LePoint.fr
La décision subite de la Russie d’adhérer à l’OMC aux côtés du Bélarus et du Kazakhstan, et non plus seule, reflète le désenchantement des élites dirigeantes russes vis-à-vis de ce "temple" du commerce mondial, dont elles ne font plus une priorité, selon des experts.
Contre toute attente, le Premier ministre russe Vladimir Poutine a annoncé mardi que Moscou, Minsk et Astana allaient parachever leur union douanière et présenter la candidature de cette dernière à l’OMC, mettant ainsi un terme au processus d’adhésion individuelle des trois pays.
Pourtant, quelques jours auparavant, lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg, la ministre russe du Développement économique Elvira Nabioullina et la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, avaient souligné la nécessité de boucler l’adhésion russe avant la fin 2009. La Commission européenne a fait savoir mercredi qu’elle attendait des "clarifications de la partie russe avant de spéculer" sur ce que cela veut dire. "Il s’est visiblement passé quelque chose entre-temps, même si ces déclarations étaient purement formelles et de routine", note Fiodor Loukianov, rédacteur de la revue La Russie dans la politique mondiale. "Les Américains n’ont peut-être pas répondu aux attentes", spécule-t-il. "Cela reflète l’impasse qui s’est formée au cours des négociations entre la Russie et l’OMC au cours des 16 dernières années", souligne de son côté Evgueni Volk, analyste de la fondation américaine Heritage, qui estime que les élites russes, lassées de ne voir rien venir, ne voient plus de salut dans cette organisation. La Russie est la dernière puissance économique à ne pas être intégrée au système commercial multilatéral. Après de longues et tortueuses négociations, son adhésion à l’OMC avait été remise en cause à la fois par Moscou et par les Etats-Unis en août 2008 après son intervention armée en Géorgie. Depuis, les autorités russes avaient réaffirmé leur volonté d’intégrer le "temple" du commerce mondial. Mais la Géorgie, déjà membre de l’OMC, menaçait de barrer la route de la Russie, l’adhésion d’un nouvel Etat à l’Organisation devant être approuvée par chacun des pays membres. "Lors du forum, tous ont dit qu’ils étaient pour une entrée rapide de la Russie dans l’OMC, mais le diable est dans les détails", remarque M. Volk. "Si on regarde bien tout ce qui n’est pas encore résolu, il est difficile de dire que la Russie aurait pu entrer dans l’OMC avant fin 2009". Les négociations achoppaient en effet sur plusieurs points, a rappelé mercredi le quotidien russe Gazeta, citant notamment les quotas sur la viande, les taxes d’exportations sur le bois que la Russie veut augmenter — handicapant de fait la Finlande, l’un des principaux pays producteurs de papier et de carton dans le monde —, ou encore la transparence de la législation.
Pour Evgueni Gavrilenko, de la banque d’investissement Troïka Dialog, la Russie n’a pas besoin de l’OMC dans la mesure où elle reste essentiellement un exportateur de matières premières (métaux, pétrole et gaz), un secteur qui n’est pas régulé par l’organisation. "En ce qui concerne les produits manufacturés, la Russie est peu compétitive et entrer dans l’OMC aura plus d’effet négatif à court terme", renchérit Evgueni Volk. "De fait la Russie préfère s’occuper de son espace post-soviétique", ajoute-t-il.
Toutefois, c’est un pari risqué, souligne M. Loukianov, qui rappelle que cette union douanière n’est encore que partielle et qu’elle peut toujours être mise à mal par les tensions entre la Russie et le Bélarus.